7. Pourquoi un processus collaboratif plutôt qu’une procédure de médiation ?

La médiation et le processus collaboratif ont en commun le respect d’un déroulement encadré, basé sur des étapes successives, et le recours à la négociation raisonnée ou assistée.

La médiation a pour avantage, mais aussi pour inconvénient, de faire intervenir un tiers indépendant. C’est sa particularité.

Celui-ci, par sa simple présence, peut servir à faire « renaître le dialogue ». L’intervention de ce médiateur indépendant, impartial et neutre, permet à chaque partie en litige d’être entendue, mais aussi d’entendre la partie adverse, dans la réalité de sa position.

En revanche, cette intervention d’un tiers va concentrer sur celui-ci les échanges, et il veillera à faire parler et intervenir les parties elles-mêmes, pour faire émerger autant que possible les raisons sous-jacentes du conflit.

Les conseils des parties auront souvent un rôle visiblement moins actif, qui n’est pas toujours compris.

Par ailleurs, le médiateur s’interdit d’être prescripteur de solutions (il n’est pas conciliateur). Les propositions de solution, et le contenu de l’accord, sont laissés à la responsabilité des parties elles-mêmes, éventuellement assistées.

Le processus collaboratif, lui, met sur un pied d’égalité les avocats et leurs clients convergeant tous ensemble vers  l’émergence d’une solution négociée, unique objectif commun.

En médiation, l’avocat assiste son client dans le processus qui est mené par le médiateur, alors qu’en processus collaboratif les deux avocats créent ensemble le contexte propice à l’émergence d’une solution en menant un véritable travail d’équipe : ils deviennent pleinement partenaires.

En résumé, la spécificité de la médiation consiste en l’intervention d’un tiers ;   le processus collaboratif permet, lui, un véritable travail d’équipe entre avocats et clients.

 

Lionel JACQUEMINET

Avocat Associé

Médiateur

SELAS SAINT YVES AVOCATS

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